Sorti en septembre 2013, GTA V n'est pas seulement une machine à polémiques ; c'est aussi le produit de divertissement commercial le plus rentable de tous les temps selon MarketWatch.
Avec ses 90 millions d'exemplaires vendus et ses 6 milliards de dollars de recettes engendrées, Grand Theft Auto V se place bien loin devant des blockbusters tels que Star Wars et Autant en emporte le vent, qui font presque pâle figure avec leurs « maigres » recettes combinées de plus de 3 milliards de dollars, ajustées à l'inflation. Le jeu tient même tête à Avatar, considéré comme étant le plus gros succès de l'histoire du cinéma (recettes de 2,8 G$, budget de 240 M$). Au niveau vidéoludique, le plus proche compétiteur de GTA V, Call of Duty, ne lui arrive même pas à la cheville (26,5 millions d'exemplaires vendus pour Modern Warfare 3 et 24,2 millions pour Black Ops).
Le succès du jeu est si percutant que Laura Martin, analyste vidéoludique pour la firme Needham & Co., a peine à croire qu'un jeu sorti en 2013 puisse continuer à être aussi profitable en 2018. À quoi tout ce succès peut-il être attribué ? La réponse est toute simple : une durée de vie constamment prolongée grâce à un flot constant de mises à jour pour GTA Online, le tout étant bien évidemment agrémenté des fameuses Shark Cards.
Voilà donc des données prometteuses en vue d'un futur GTA 6, qui, au grand bonheur de certains, risque d'allouer une place importante à l'aspect multijoueur. Doug Creutz, analyste pour la firme Cowen, pense toutefois que Rockstar devrait éviter de se reposer sur ses lauriers, car, même si GTA V a été fortement acclamé, le succès de GTA 6 est loin d'être une certitude. Creutz a utilisé l'analogie suivante pour appuyer ses propos : « [...] Rockstar aura peut-être d'autres jeux à succès, mais il sera difficile d'égaliser GTA V. Michael Jackson a eu beaucoup d'albums à succès, mais il n'a eu qu'un seul Thriller ».
Lien : MarketWatch