Pour ma part, et c'est malheureux à dire, je pense que la meilleure solution (ou du moins, la moins pire), ça serait d'instaurer un système de ligue fermée, comme aux Etats-Unis (avec la NBA, NHL, MLS etc...)
Déjà, car :
On pourrait y mettre des clubs qui apportent des garanties financières assez solides pour la saison
Pas de mauvaises surprises "en général" en fin de saison
Ensuite, pour équilibrer les chances, il faudrait :
instaurer un "salary cap" (masse salariale encadrée), c'est à dire que les joueurs (de n'importe quelle équipe) ne peuvent pas gagner plus de X€/mois, à l'exception de 4-5 joueurs plus importants
obligation d'aligner 4-5 joueurs issus du centre de formation sur la feuille de match
un marché des transferts un peu plus "encadré"
obligation de payer une "licence" en début de saison pour pouvoir y participer
Les inconvéniants :
Les clubs aux revenus moindres ne pourront pas prendre part au championnat
Pas de possibilité de montée/rétrogradation
C'est peut-être une solution "à la con", mais si ça peut éviter les mauvaises surprises (comme c'est en train de se passer avec Lens qui ne peut pas accéder à la Ligue 1) ou les naufrages financiers (Grenoble, Strasbourg, Sedan et Le Mans en tête), ça serait déjà un bon début.
Il suffit de regarder ce qui se passe aux Etats-Unis. Alors, certes, ce n'est pas le championnat le plus relevé du monde, mais chaque année, tous les clubs repartent sans "véritables" problèmes financiers et sur de bonnes bases.
Et de nouvelles franchises sont en train de voir le jour, preuve que ce système ne serait pas totalement ridicule non plus.
Après, ce n'est pas la même "cultutre", mais si ça peut éviter tout ce mic-mac de début de saison, ou personne ne sait ce qu'il va faire en fin de compte, ça serait déjà pas mal.
Des ligues fermées?
Oui et non,il faudrait en tout cas un système qui y ressemble avec quand la même possibilité d'ascencion (ce qui est pour moi important le côté du petit club qui va en découdre avec les grands).
Oui, les ligues fermées ont aussi leurs inconvénients (pas de possibilité d'accession/rétrogradation).
Mais actuellement, vu la conjoncture économique qui fait que pas mal de clubs ont du mal à boucler leur budget, si ça peut éviter les catastrophes du style Le Mans ou Sedan, ça serait déjà un plus.
Et puis, il faut mieux que des clubs qui sont un peu juste financièrement jouent avec d'autres clubs de leur ressort plutôt que d'aller affronter des clubs beaucoup plus armés, au risque de se bruler les ailes et de se retrouver en DH, au lieu de jouer dans un championnat de Ligue 2 "fermée certes, mais qui leur permettrait de ne pas faire un grand pas dans le monde amateur.
Pour le coté du petit club qui veut en découdre avec les grands, perso, je ne suis pas contre, et c'est ce qui fait le charme de ce sport.
Mais comme le dit Solo :
En gros, oui, des équipes comme Lorient ou Nuremberg, peuvent, sur un match, accrocher des poids lourds de leur championnat (PSG ou Bayern).
Mais ça reste que le temps d'un match. Sur le long terme, les petits clubs ne peuvent pas rivaliser avec les grands, car ils n'ont pas les moyens (économiques et autres) et les capacités pour le faire.
C'est vrai que cependant, ça serait dommage de ne pas leur laisser une chance de se frotter au top niveau, et que voir une "petite" équipe en capacité d'accrocher ou battre une grosse équipe, c'est toujours sympa.
Figures-toi que j'y ai déjà pensé. Mais plutôt à une échelle européenne.
J'avais imaginé plusieurs divisions (D1, D2 et D3), et les championnats nationaux deviendraient alors de simples "ligues régionales". Par contre, il faudrait faire ça pour les 10 premiers championnats classés à l'indice UEFA. Et idem, pour les 10 suivant, jusqu'aux derniers championnats.
En gros, ça donnerait : une D1 européenne avec les 10 premiers championnats classés à l'indice UEFA et avec ses 2 ou 3 divisions principales (D1, D2 et/ou D3), plus les "ligues régionales" qui seraient le championnat d'Angleterre, Italie, France, Allemagne etc...
Une D2 européenne avec les 10 championnats suivants et aussi avec ses 2/3 divisions principales et ses "ligues régionales"
Et ainsi de suite jusqu'aux derniers championnats classés à l'indice UEFA.
Pour les championnats (pour la D1 européenne, mais le principe reste le même pour les autres championnats), la division principale se composerait de 20 clubs (le top 20 européen du coup) répartis en 2 groupes de 10.
Les équipes s'affronterait en matchs aller-retour, et à la fin, les 5 meilleurs de chaque groupe se retrouverait dans une poule "pour le titre" et les 5 derniers de chaque groupe dans une poule "pour la relégation", ce qui donnerait une 2ème phase avec 2 nouveaux groupes de 10 équipes.
Pour la poule "relégation", les 3 derniers seraient relégués en D2, et ils seraient remplacés par les 3 premiers de D2.
Pour la poule "titre", les 4 premiers à l'issue de la seconde phase (qui se jouerait toujours en matchs aller/retour) se qualifieraient pour une phase finale, avec des 1/2 finale et une finale en matchs aller/retour.
Au final, chaque équipe jouerait minimum 36 matchs, sauf les 4 premier, qui jouerait 2 (ou 4) matchs de plus en fonction de leur résultats en phase finale.
Pour la D2 et la D3, le principe reste le même, sauf que la poule "pour le titre" deviendrait une poule "pour la montée", ou les 3 premiers seraient promus en division supérieure.
Et pour les ligues "nationales", le "champion" de chaque pays serait promu en D3 (ou D2), à condition qu'il remplisse les critères financiers et structurels. Ils seraient également accompagnés des 2 finalistes de la "D2 européenne", afin que celle-ci ait également une certaine valeur.
Et ainsi de suite pour chaque division "européenne".
Bon, ceci ne reste qu'une utopie qui ne sera jamais réalisée (et qui n'est pas réalisable, car ça foutrait trop de bordel au sein des institution footballistiques de chaque pays), mais ça permettrait de voir des matchs de haut niveau chaque week-end tout en allégeant le calendrier des équipes.
Et puis, les championnats nationaux auraient également un enjeu puisque le vainqueur serait promu en D3 (ou D2).
puta**, paye ton pavé !